L’observatoire de l’économie parisienne s’appuie sur une multitude de sources de données, ainsi que sur des données relatives aux mesures de soutien déployées. L’observatoire s’inscrit dans le temps et dans le territoire métropolitain, avec des données mobilisées principalement à l’échelle de Paris, de la Métropole du Grand Paris, de l’Ile-de-France et, parfois, à des échelles plus fines selon les indicateurs. Les données conjoncturelles sont mises à jour à un rythme trimestriel.

Ces données sont organisées autour de 7 thématiques :

1.| ÉVOLUTION DE L'ACTIVITÉ

2.| ÉVOLUTION DE L’EMPLOI

3.| CHÔMAGE – RSA

4.| MOUVEMENTS D’ENTREPRISES

5.| SECTEURS D’ACTIVITÉ

6.| MESURES DE SOUTIEN

7.| IMPACTS DE PLUS LONG TERME

Principaux résultats

Les dernières données collectées par l’observatoire montrent que l’activité économique parisienne reste plus affectée qu’à l’échelle régionale et nationale. Paris est le seul département francilien et un des rares départements français où les entreprises ont enregistré un nouveau repli de leur chiffre d’affaires au 1er trimestre 2021 (- 6,3 % par rapport au 1ertrimestre 2020). De même, l’emploi salarié baisse de nouveau (-4 221 emplois). Cette baisse est surtout le fait de l’intérim, l'emploi industriel augmente pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire : +0,7 % au 1ertrimestre 2021, après une baisse de 4 % sur l'ensemble de l'année 2020. Dans la construction, l'emploi salarié augmente de nouveau (+1,8 %) dépassant ainsi amplement son niveau d'avant-crise : + 6 % par rapport à fin 2019.

Le nombre de demandeurs d’emploi parisiens n’ayant auparavant exercé aucune activité (catégorie A) diminue (-3,2% entre 1er trimestre 2021 et le 2e trimestre 2021), le taux de chômage se stabilise à 6,8% de la population active et le nombre de bénéficiaires du RSA recule depuis novembre 2020 (-3975). Le recours à l'activité partielle diminue également, près de 190 000 salariés ont été indemnisés à Paris, en mai 2021 (soit 12,6 % des salariés du privé), après 256 400 en avril.

Les créations d’entreprises ont fléchi en avril et mai 2021 suite au 3e confinement mais rebondissement en juin. Les défaillances restent, quant à elles, à un niveau très bas entre autres grâce aux mesures de soutien qui apportent des aides de trésorerie ou permettent aux entreprises de réduire ou retarder le paiement de certaines charges, et donc le risque de faire défaut sur ces paiements.